Vu de France, Raul représente l'un des rares exemples de fidélité à un seul et même club. On ne l'a jamais vu défendre d'autres couleurs que celle du Real depuis son apparition au plus haut niveau. Et pourtant...il a remporté ses deux premiers titres de champions d'Espagne (cadets) avec...l'Atletico Madrid, alors club de son c½ur. Mais l'ennemi juré du Real Madrid, en proie à d'importants problèmes financiers, dû se résoudre à abandonner ses équipes de jeunes et laissa le jeune Raul Gonzales Blanco prendre pension à Santiago Bernabeu.
A 17 ans et 5 mois, Jorge Valdano lui offre sa chance contre Saragosse. Choix contesté sur le moment car il relègue un certain Emilio Butragueno sur le banc. Choix payant, cependant, car il attire immédiatement l'attention... par les multiples occasions qu'il n'arrive pas à concrétiser, mais aussi par une passe décisive pour le chilien Zamorano. La semaine suivante, il marque son premier but contre... l'Atletico Madrid !
Il ne quittera plus l'équipe première et, après une année d'apprentissage (où il n'inscrit "que" 10 buts), aligne les performances avec une régularité exemplaire. Il a en effet, depuis son plus jeune âge, pris l'habitude de martyriser les gardiens adverses : 65 buts en cadets, 45 en juniors. Ainsi, entre 1995 et 2004, il ne descend qu'une fois sous la barre des 20 réalisations par saison. En 2001, il devient, à seulement 23 ans, le meilleur buteur en activité du Championnat d'Espagne (113 buts) et remporte pour la seconde fois, après 1999, le titre de pichichi (meilleur buteur) de la Liga.
Après le départ de Fernando Hierro, il est devenu en toute logique le capitaine des Merengues. Joueur discret chez lequel aucune qualité particulière ne se détache, il aime surgir dans le dos des défenseurs, s'avère complet et doté d'un fort tempérament de gagneur : des buts, des passes décisives à gogo et peu de soucis physiques (il ne manque que 3 ou 4 matchs par saison) en font une forme d'assurance tous risques. L'année 2006 est donc l'exception qui confirme la règle (retour délicat après une blessure au genou).
En sélection, la machine froide Raul ne perd pas ses moyens : 42 buts et 17 passes décisives en 92 matchs ! Qui dit mieux ?
Mais il reste une ombre au tableau. Un souvenir à effacer. En quart de finale de l'Euro 2000, la France mène 2-1. Il ne reste qu'une poignée de seconde à jouer. Penalty pour l'Espagne. Raul s'avance, le tire...et le rate. L'Espagne qui n'a jamais brillé en compétition internationale est encore éliminée. La revanche pour 2006 ?
Enfin, cerise sur le gâteau, il est, avec 51 buts, le meilleur buteur des compétitions UEFA à seulement 28 ans.
Palmarès
Meilleur buteur de la C1 en 2000, 2001 (Real Madrid)
Meilleur buteur du Championnat d'Espagne en 1999, 2001 (Real Madrid)
Vainqueur de la Coupe Intercontinentale en 1998, 2002 (Real Madrid)
Vainqueur de la Super Coupe d'Europe en 2002 (Real Madrid)
Vainqueur de la C1 en 1998, 2000, 2002 (Real Madrid)
Vainqueur de la Super Coupe d'Espagne en 1997, 2001 (Real Madrid)
Champion d'Espagne en 1995, 1997, 2001, 2003 (Real Madrid)
Finaliste de la Coupe d'Espagne en 2002, 2004 (Real Madrid)
A 17 ans et 5 mois, Jorge Valdano lui offre sa chance contre Saragosse. Choix contesté sur le moment car il relègue un certain Emilio Butragueno sur le banc. Choix payant, cependant, car il attire immédiatement l'attention... par les multiples occasions qu'il n'arrive pas à concrétiser, mais aussi par une passe décisive pour le chilien Zamorano. La semaine suivante, il marque son premier but contre... l'Atletico Madrid !
Il ne quittera plus l'équipe première et, après une année d'apprentissage (où il n'inscrit "que" 10 buts), aligne les performances avec une régularité exemplaire. Il a en effet, depuis son plus jeune âge, pris l'habitude de martyriser les gardiens adverses : 65 buts en cadets, 45 en juniors. Ainsi, entre 1995 et 2004, il ne descend qu'une fois sous la barre des 20 réalisations par saison. En 2001, il devient, à seulement 23 ans, le meilleur buteur en activité du Championnat d'Espagne (113 buts) et remporte pour la seconde fois, après 1999, le titre de pichichi (meilleur buteur) de la Liga.
Après le départ de Fernando Hierro, il est devenu en toute logique le capitaine des Merengues. Joueur discret chez lequel aucune qualité particulière ne se détache, il aime surgir dans le dos des défenseurs, s'avère complet et doté d'un fort tempérament de gagneur : des buts, des passes décisives à gogo et peu de soucis physiques (il ne manque que 3 ou 4 matchs par saison) en font une forme d'assurance tous risques. L'année 2006 est donc l'exception qui confirme la règle (retour délicat après une blessure au genou).
En sélection, la machine froide Raul ne perd pas ses moyens : 42 buts et 17 passes décisives en 92 matchs ! Qui dit mieux ?
Mais il reste une ombre au tableau. Un souvenir à effacer. En quart de finale de l'Euro 2000, la France mène 2-1. Il ne reste qu'une poignée de seconde à jouer. Penalty pour l'Espagne. Raul s'avance, le tire...et le rate. L'Espagne qui n'a jamais brillé en compétition internationale est encore éliminée. La revanche pour 2006 ?
Enfin, cerise sur le gâteau, il est, avec 51 buts, le meilleur buteur des compétitions UEFA à seulement 28 ans.
Palmarès
Meilleur buteur de la C1 en 2000, 2001 (Real Madrid)
Meilleur buteur du Championnat d'Espagne en 1999, 2001 (Real Madrid)
Vainqueur de la Coupe Intercontinentale en 1998, 2002 (Real Madrid)
Vainqueur de la Super Coupe d'Europe en 2002 (Real Madrid)
Vainqueur de la C1 en 1998, 2000, 2002 (Real Madrid)
Vainqueur de la Super Coupe d'Espagne en 1997, 2001 (Real Madrid)
Champion d'Espagne en 1995, 1997, 2001, 2003 (Real Madrid)
Finaliste de la Coupe d'Espagne en 2002, 2004 (Real Madrid)